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Cancer de la prostate: des spécialistes plaident pour un dépistage de masse précoce

 Le Secrétaire général de l’Association algérienne d’Urologie (AAU), Pr Kamel Ait Lhadj, a plaidé, vendredi à Alger, pour « un dépistage en masse précoce » du cancer de la prostate chez la population masculine, afin de garantir une meilleure prise en charge des patients.

Le cancer de la prostate figure en tête des cancers urologiques. Il est le 3e après ceux des poumons et du colon à affecter les hommes, d’où la nécessité d’un dépistage de masse dès l’âge de 50 ans et 45 ans pour ceux qui présentent des facteurs de risque comme l’hérédité », a déclaré le Pr Ait Lhadj en marge du 15e congrès national d’Urologie.

Cette rencontre de trois jours, est marquée par la présence, aux côtés des spécialistes nationaux, de la Société internationale d’Urologie, de l’Association européenne d’Urologie et de l’Association française d’Urologie.

Tout en rappelant que le cancer de la prostate a affecté quelques 2.3 millions d’Algériens à fin 2017, le spécialiste a précisé que ce dépistage est « un acte facile » qui permet de traiter et de guérir les patients, rappelant qu’il consiste simplement à effectuer des examens pour évaluer l’antigène prostatique spécifique (PSA) ainsi que des touchers rectaux.

Il s’agit d’une « maladie silencieuse », a-t-il averti, faisant savoir que les statistiques actuelles ne sont pas représentatives de l’étendue de la maladie, « l’échantillonnage n’étant pas bien réparti » au niveau national.

C’est pourquoi, l’AAU a lancé depuis deux mois et en collaboration avec le ministère de la Santé, une nouvelle opération de dépistage, dont les résultats seront connus à la fin du mois en cours.

Néanmoins, a-t-il observé, ils ne pourront être rendus publics avant décembre 2020, en même temps que le Registre national d’Urologie.

S’agissant du traitement destiné aux maladies urologiques, le représentant de l’AAU a soutenu que celui-ci est « le même que celui existant à l’étranger », tout en assurant de sa disponibilité aussi bien dans les hôpitaux que chez le privé, avant d’annoncer qu’une autre étude sera menée par cette association autour du dépistage du cancer de la vessie, en l’absence de statistiques à même de donner un aperçu sur l’incidence de ce type de cancer, sachant qu’après celui de la prostate, il est celui qui affecte le plus la population masculine en Algérie.

Le cancer du rein se place en 3e position des cancers urologiques, d’où le choix de lui consacrer la thématique de ce 15e congrès, lequel abordera également d’autres affections telles que les maladies cervicoprostatiques, urétrales, l’infertilité, l’incontinence et les troubles de la statique pelvienne.

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