Ralis par le syrien Bassil Al-Khatib

Le film Benbadis, une oeuvre cinmatographique et artistique dimension humaine

   
Le long mtrage "Benbadis", ralis par le syrien Bassil Al-Khatib et dont lavant premire a t prsente dans la nuit de mardi mercredi la salle des spectacles Ahmed Bey de Constantine, constitue "une oeuvre cinmatographique et artistique dimension humaine", a dclar lquipe ralisatrice de ce film historique."Le sujet du film tait sensible et il fallait le prendre avec beaucoup de prcaution", a prcis M. Al Khatib, lors dune confrence de presse tenue lissue de la projection du film, soulignant que "loeuvre la priv de sommeil pendant des jours et des jours".

Le ralisateur a ajout que la raction du public de la salle Ahmed Bey lavant premire, "la satisfaction qui se lisait sur les visages et la surprise de dcouvrir dautres facettes de la personnalit du cheikh penseur" avait contribu le rassurer sur le travail prsent.

De son ct, le scnariste du film, Rabeh Drif, a soulign que pour cerner la personnalit d'Abdelhamid Benbadis, des centaines douvrages et des documents avaient t consults pour prsenter limam rformiste.

"Le film relate les grandes tapes de la vie du cheikh rudit, retrace lvolution du mouvement rformiste, capte lmergence du mouvement nationaliste, lapparition du discours national revendiquant lindpendance et reflte la socit algrienne de lpoque", a-t-il appuy.

Le film de 120 mn souvre sur une scne dans la vieille ville de Constantine un certain dcembre 1889, un jour pluvieux, o un berrah (crieur public) annonce la naissance dAbdelhamid Benbadis Chez Mohamed Mustapha Ben Mekki, alors famille connue et respecte dans la ville.

La fiction volue pour capter la mmorisation de Benbadis, lge de 13 ans, du Saint Coran, la fiert de son pre et toute une socit qui voit en lui ltoffe dun guide de la nation et retrace son passage Tunis, linstitut thologique Zeitouna, o il a tudi pendant des annes.

Les scnes se poursuivent pour raconter le retour de Benbadis Constantine, son constat "amer" dune socit spolie, sous le joug colonial, le lancement de son projet de renaissance de la nation, contre la dpersonnalisation et la division du peuple algrien.

Au fil des squences, le film met laccent sur les efforts du cheikh dans le resserrement des rangs de llite algrienne pour combattre lennemi commun, ses dmarches pour la cration de lassociation des oulmas musulmans algriens et sa rencontre avec Massali El Hadj en 1936.

Le film reflte galement cet homme, gal lui-mme dans toute circonstance, convainquant et dont lloquence faisait de lui une personne charismatique exerant un puissant attrait sur ses interlocuteurs.

Le long mtrage montre Benbadis qui matrise parfaitement la langue de Molire et part Paris (France) revendiquer les droits usurps du peuple algrien et rclamer lidentit linguistique, religieuse et culturelle de la socit algrienne. Dans une des dernires scnes du film Abdelhamid Benbadis, devant les intimidations de ladministration franaise et ses tentatives de diviser les rangs de lassociation des oulmas, lance "Allez aux Aurs et dclarez la guerre".

Produit par le Centre algrien du dveloppement du cinma (CADC) et le dpartement cinma de la manifestation "Constantine, capitale de la culture arabe", le film sera diffus travers le territoire national par lOffice national de la culture et de linformation (ONCI).

Le film Benbadis dont le rle principal a t camp par le jeune acteur algrien Youcef Sehari sera laffiche le jeudi au cinma Maghreb d'Oran.
Le jeudi 25 mai 2017  

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