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Le pétrole algérien s’est apprécié de 2,80 dollars en septembre

Les cours du Sahara Blend, le brut de référence algérien, ont progressé de 2,80 dollars en septembre dernier, soutenus notamment par des fondamentaux solides du marché pétrolier et une reprise appréciable des marchés, a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dans son rapport mensuel publié mercredi.

La moyenne mensuelle des prix du brut algérien est passée de 71,05 dollars/baril en août dernier à 73,85 dollars en septembre, soit une hausse de 3,9%, selon la même source.

Le prix du brut algérien est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, côté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs.

La hausse du Sahara Blend intervient dans un contexte d’augmentation des prix de brut au marché mondial en septembre, soutenus par des fondamentaux solides du marché pétrolier et des signes d’une reprise de la demande du pétrole en Asie en raison de l’amélioration de la situation liée à la Covid-19.

Les perturbations de l’approvisionnement dans plusieurs régions en raison des arrêts planifiés et imprévus, y compris dans le golfe du Mexique (GoM) après l’ouragan Ida, ont également soutenu les prix, selon l’Organisation.

Ainsi, le prix moyen du panier de l’Opep (ORB) a augmenté de 3,55 dollars (+5,0%) par rapport au mois d’août, pour s’établir à 73,88 dollars/baril en septembre.

Depuis le début de l’année, l’ORB était en hausse de 26,21 dollars (+64,85 % par rapport à la même période de l’an dernier), pour une moyenne de 66,83 dollars/baril, selon le rapport.

L’Opep indique, par ailleurs, que la production de l’Algérie en septembre dernier avait atteint 937.000 barils par jour (Mbj), soit une hausse de 16.000 barils par rapport à la production moyenne d’août (921.000 Mbj).

Pour leur part, les pays de l’Opep ont produit 27,328 Mbj en septembre, contre 26,842 Mbj en août, en hausse de 486.000 baril/jour, selon des sources secondaires.

Quant à la demande mondiale de pétrole, elle devrait, selon l’Opep, augmenter de 5,8 mb/j en 2021, révisée à la baisse par rapport aux prévisions de l’année précédente (5,96 mb/j).

Cette révision à la baisse est principalement due à des données réelles inférieures aux attentes pour le premier trois quarts de cette année, malgré des hypothèses de demande de pétrole saines pour le dernier trimestre de l’année, qui sera soutenu par la hausse saisonnière de la demande de combustibles pétrochimiques et de chauffage et le changement potentiel du gaz naturel aux produits pétroliers en raison des prix élevés du gaz, explique l’Opep.

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