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Adrar: appel à archiver l’atrocité des explosions nucléaires françaises

La nécessité d’archiver les atrocités des explosions nucléaires menées par la France coloniale dans le Sahara algérien a été soulignée par les participants à une conférence historique « l’application par la France de la politique de la terre brulée à Reggane », tenue, samedi à Adrar, à l’initiative de l’union nationale de la société civile et de la promotion de la citoyenneté (UNSCPC) de la commune de Reggane, Adrar.

Les intervenants, chercheurs universitaires, historiens et juristes, ont mis en avant la nécessité d’archiver la barbarie des explosions nucléaires coloniales, que témoigne encore la région.

Dans ce sillage, l’universitaire Cherif Bahmaoui, a soutenu que « les explosions nucléaires françaises dans la région de Reggane constituent une période tranchante dans l’histoire de la région eu égard à leurs séquelles dévastatrices sur l’homme, l’environnement que sur l’animal et le végétal ».

Le conférencier a, à ce titre, souligné qu’il appartient aux acteurs de la société civile de plaider, au travers les différentes scènes, pour pousser la France coloniale à assumer sa responsabilité juridique de la tragédie de la population locale suite aux explosions nucléaires, avant de se féliciter, par l’occasion, des mesures prises par les pouvoirs publics à l’instar des textes juridiques portant création d’une agence nationale de réhabilitation des anciens sites des explosions nucléaires.

Le chercheur en histoire, Abdelfettah Belâaroussi, a pour sa part, indiqué que cet odieux crime colonial a été vigoureusement condamné à travers le monde, comme a eu des positions sympathisantes avec le peuple algérien.

L’enseignant Ahmed Bousaid, de l’université d’Adrar, a évoqué le recours de la France coloniale, pour adhérer au cercle des puissances nucléaires, à s’emparer des richesses du Sahara algérien et mettre la main sur la région, pour soumettre le reste des colonies africaines.

Initiée en coordination avec l’université d’Adrar, cette rencontre académique qu’ a abritée la salle des conférences de la commune de Reggane, en présence des autorités locales et des différents acteurs de la société civile, a permis de passer en revue les différentes étapes des explosions nucléaires coloniales, leurs lourdes répercussions sur la santé humaine et l’environnement, l’éveil de la conscience collective sur l’atrocité de ce crime  qui ne doit en aucun cas fait l’objet de prescription, a indiqué le président de l’antenne de l’UNSCPC, Abdelkader Laâroussi.

Cette conférence intervient à la veille de la commémoration du 62ème anniversaire des explosions nucléaires françaises dans la région de Reggane, pour lesquelles un riche programme commémoratif a été peaufiné.

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