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Généralisation des tablettes au cycle primaire: deux opérations prévues « avant la prochaine rentrée »

Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed a annoncé, jeudi à Alger, que deux opérations étaient prévues avant la prochaine rentrée scolaire (2022-2023) dans le cadre du projet de généralisation de l’utilisation des tablettes électroniques dans les écoles primaires, visant à alléger le poids du cartable.

Le projet de généralisation de l’utilisation des tablettes électroniques contenant des manuels scolaires numériques conformes à ceux utilisés dans les écoles primaires figure « parmi les mécanismes adoptés par le ministère pour alléger le poids du cartable de l’élève primaire, qui s’inscrivent dans le cadre du plan d’action du gouvernement issu du programme du Président de la République », a précisé le ministre lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux réponses aux questions orales présidée par Brahim Boughali, président de l’assemblée.

« Deux opérations sont prévues avant la prochaine rentrée scolaire (2022-2023). La première prévoit de fournir un grand nombre de tablettes électroniques aux élèves de troisième, quatrième et cinquième année primaire », une opération qui fera suite à celle destinée au ministère consistant en l’acquisition de tablettes électroniques et leurs accessoires et pour laquelle une enveloppe budgétaire a été dégagée, a-t-il fait savoir.

La deuxième opération consiste à « doter 50 groupes pédagogiques de tablettes électroniques et de leurs accessoires à raison de 30 tablettes par classe, et ce dans le cadre d’une convention signée entre l’Office National des Publications Scolaires (ONPS) et l’entreprise Sonatrach le 9 septembre 2021 », a-t-il ajouté, précisant que son département ministériel a jusque là « doté 5 groupes pédagogiques de huit écoles primaires de tablettes électroniques, à raison de 150 tablettes par école ».

Le ministère veillera à atteindre l’objectif escompté, à savoir mettre un terme au poids du cartable et à assurer une prise en charge optimale des élèves.

A cet effet, le ministre a rappelé, dans le cadre de la révision de la densité et la qualité des programmes scolaires, l’installation du Conseil national des programmes (CNP), le 7 novembre 2021, ayant pour objectif de « s’adapter à la conjoncture qu’a connu la société algérienne durant les deux dernières années et de mettre en œuvre la feuille de route pour la réalisation des objectifs tracés par le ministère, et par conséquent, concrétiser les décisions du président de la République en matière d’éducation et d’enseignement, notamment l’ouverture sur les langues étrangères et la révision du système d’évaluation en accordant un intérêt particulier à l’enseignement primaire ».

Selon le premier responsable du secteur, cette installation constitue « l’une des premières étapes de la concrétisation de ces efforts et ces aspirations légitimes », soulignant que parmi ses priorités figure « le renouvellement des programmes pédagogiques et des activités éducatives permettant de réaliser « l’efficience requise dans le domaine de l’éducation en veillant à une meilleure prise en charge des préoccupations éducatives, notamment la concrétisation des projets de numérisation du secteur éducatif en tant qu’outil opérationnel efficace ».

Répondant à une question sur les dispositions du décret présidentiel fixant la grille indiciaire des salaires et le régime de paiement qui n’a pas été appliqué pour les fonctionnaires du secteur de l’Education nationale,

M.Belabed a affirmé que ce décret a été appliqué uniquement au niveau du statut particulier des corps communs et n’a pas été appliqué pour le reste des statuts dont l’Education ».

Selon le ministre, la non application dudit décret est due aux syndicats agréés qui ont émis « certaines réserves sous prétexte de l’existence de plusieurs grades liés les uns aux autres. Par conséquent, le décret ne peut être appliqué avant la révision de ce statut particulier des fonctionnaires relevant des corps spécifiques à l’Education nationale qui ont été évoqués par le président de la République ».

Le président de la République avait ordonné la révision de ce statut « avec précision et grande attention à même de préserver la stabilité de l’Education nationale », a-t-il dit, soulignant qu’une commission ministérielle avec la participation des partenaires sociaux du secteur avait été installée en vue de l’examen de tous les détails de ce statut sans exception.

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